![]() Entre les triples champions du monde allemands
et les USA qui atteignaient les quarts de finale pour la deuxième
fois de leur histoire, la rencontre pouvait sembler déséquilibrée.
Mais ce match disputé au Stade Munsal d’Ulsan, ce 21
juin 2002, s’avère indécis jusqu’au bout.
Christian Ziege et Miroslav Klose, à la lutte avec Pablo
Mastroeni et Frankie Hejduk démontrent cette lutte acharnée,
finalement remportée par les Allemands, grâce à
un coup de tête de Michael Ballack (1:0). De fait, la Mannschaft
accède à sa dixième demi-finale de la compétition.
Quant au brassard que portent les joueurs sur la photo, il constitue
un hommage à Fritz Walter, décédé en
pleine Coupe du Monde de la FIFA, lui qui donna la première
à son pays, en 1954. |
![]() Coup de tonnerre a Daejeon ! Le 18 juin 2002,
le dernier des huitièmes de finale accouche d’un match
explosif et sans doute de l’un des classiques de l’édition
asiatique. La République de Corée est vient en effet
à bout de la redoutable Italie grâce à un but
en or. Après 18 minutes de jeu, Christian Vieri avait donné
l’avantage aux triples champions du monde et faillit plus
tard tuer le match. Mais les Coréens, courageux et portés
par une marée rouge dans et hors du stade, vont revenir au
score dans les dernières minutes du temps réglementaire,
par Ki Hyeon Seol. C’est ensuite au héros à
Ahn Jung Hwan, qui avait raté un penalty en cours de jeu,
de sauter plus haut que Paolo Maldini et place une tête imparable
dans les buts de Gianluigi Buffon en prolongation, synonyme de qualification
pour les quarts de finale (photo). |
![]() Le 14 juin 2002 au stade Munhak d’Incheon,
Coréens et Portugais jouaient leur qualification pour les
huitièmes de finale. Entre des Portugais peu convaincants
et des Coréens complètement déchaînés,
le match fut haut en couleurs. Les supplications de Luis Figo, réconforté
ici par Ki Hyeon Seol, l’attaquant d’Anderlecht, n’y
feront rien. Dans ce match fou, deux Portugais ont été
expulsés, les Coréens ont marqué un but magistral
par Park Ji Sung, Les hommes d’Antonio Oliveira rejoignent
Français et Argentins dans le cercle non enviable des flops
du premier tour. Ceux de Guus Hiddink, qui espéraient gagner
leur premier match en phase finale, continuent leur formidable aventure. |
![]() L’Italie et le Mexique sont deux grands
habitués de la Coupe du Monde de la FIFA. Pour le compte
du Groupe G, ils se sont retrouvés, le 13 juin 2002 au Stade
d’Oita au Japon, dans un match couperet pour les huitièmes
de finale. Les Italiens partaient favoris mais ils furent copieusement
dominés, comme sur cette intervention de Gianluigi Buffon,
protégé par Fabio Cannavaro, devant la menace du tricolor
Jared Borghetti. Ce dernier a ouvert le score d’une superbe
tête décroisée et les Italiens ont sauvé
l’essentiel par Alessandro Del Piero, auteur de l’égalisation
à cinq minutes du terme. Le Mexique et l’Italie passent
le premier tour. Ils seront éliminés en huitièmes
de finale. |
![]() Angleterre – Argentine, éternel
classique de la Coupe du Monde de la FIFA depuis les éditions
de 1962, 1966, 1986 et 1998, restées dans l’Histoire.
A Sapporo, le 7 juin 2002, le choc attendu du Groupe F n’a
pas offert un spectacle inoubliable mais il fut riche en émotions.
Michael Owen, bourreau des Albiceleste en 1998 au terme d’une
chevauchée fantastique, a encore causé du tourment
aux hommes de Marcelo Bielsa. Une incursion dans la surface, une
faute de Mauricio Pochettino, un penalty obtenu sous les yeux écoeurés
de Juan Sebastian Veron (11) et Javier Zanetti (8). Comble de l’humiliation,
c’est David Beckham, expulsé en 1998 contre ces même
Argentins pour un mauvais geste sur Diego Simeone, qui transforme
le coup de pied de réparation. Les Anglais tiennent leur
revanche. |
![]() C’est au stade de Saitama, le 4 juin
2002, que le Japon a fait son entrée dans « sa »
compétition. Dans une ambiance électrique, Japonais
et Belges ont livré un magnifique combat, terminé
sur un score de parité (2:2). Shinji Ono, ici à la
lutte avec Jacky Peeters, fut l’un des leaders du groupe de
Philippe Troussier. En compagnie d’Hidetoshi Nakata (Parme)
et de Junichi Inamoto (Arsenal), le milieu de terrain récupérateur,
expatrié au Feyenoord Rotterdam, a tiré son équipe
vers le haut. Les Japonais ont non seulement remporté leur
première victoire en Coupe du Monde de la FIFA (1:0 contre
la Russie) mais encore atteint le deuxième tour de l’épreuve
pour la première fois de leur histoire. Ils s’inclinèrent
alors contre les redoutables Turcs, en huitièmes de finale
(1:0). |
![]() Après des éliminatoires laborieux,
un « petit » Brésil était annoncé
en Extrême-Orient. Sachant que la Turquie retrouvait la Coupe
du Monde de la FIFA après 48 années de disette, rien
ne laissait présager un aussi beau spectacle au Stade Munsal
d’Ulsan pour ce premier match du Groupe C, le 3 juin 2002.
Et pourtant les deux formations ont enchanté tout le monde.
Après avoir ouvert la marque de superbe manière par
Hasan Sas, ici à la lutte avec Juninho Paulista, les Ottomans
ont dû céder par deux fois, réduits à
10 après l’expulsion de Alpay Ozalan. Les deux formations
se sont ensuite retrouvées en demi-finale, dans un match
encore très serré, où Ronaldo emporta la décision. |
L’Allemagne marque les esprits au Sapporo
Dome, le 1er juin 2002, en passant huit buts aux Saoudiens. Trois
sont marqués par un attaquant inconnu à ce niveau de
la scène internationale : Miroslav Klose, dont le jeu de tête
fera des ravages en Asie. Sur la photo, le Saoudien Mohammed Noor
tente de se relever devant Michael Ballack. Le meneur de jeu du Bayer
Leverkusen (en partance pour le Bayern de Munich au moment de la Coupe
du Monde de la FIFA) a été l’une des grandes révélations
de l’épreuve asiatique, inscrivant notamment trois buts,
dont deux cruciaux, face aux États-Unis et à la République
de Corée. |
![]() Le premier symbole de la Coupe du Monde de
la FIFA, Corée/Japon 2002 : lors du match d’ouverture
à Séoul, le 31 mai 2002, les tenants du titre Français
cèdent face aux surprenants Sénégalais (0-1).
Thierry Henry, meilleur buteur de la Premier League anglaise en
2002 (24 buts), genou à terre, exprime son désarroi.
Dans son dos, Lamine Diatta, le défenseur de Rennes, est
un des nombreux exemples de « Senef », ces joueurs sénégalais
expatriés dans le Championnat de France (22 sur 23). Le Sénégal
s’impose dans le premier match de Coupe du Monde de la FIFA,
prologue à une aventure inoubliable. Incapable de redresser
la barre, la France quitte l’Asie la tête basse : un
champion du monde sortant avait déjà été
éliminé au premier tour (Brésil, Angleterre
1966), mais jamais sans inscrire le moindre but. |
![]() Allemagne – Brésil, un grand
classique? Contrairement aux idées reçues, cette affiche
de la finale de la Coupe du Monde de la FIFA, Corée/Japon
2002 est la première confrontation entre les deux ténors
du ballon rond dans l’épreuve suprême. Paradoxe
également surprenant, Brésil et Allemagne sont arrivés
en Asie sans le statut de favoris. Un fait rarissime, mais dicté
par leurs éliminatoires respectifs, peu convaincants. Et
c’est finalement le revenant Ronaldo qui a fait la décision.
En inscrivant les deux buts de son équipe en finale (ici
le premier) pour finir meilleur buteur du tournoi aux dépens
de celui que les journalistes venaient d’élire «
Meilleur joueur du tournoi », le portier allemand Oliver Kahn.
Avec les quatre buts inscrits en 1998, les huit buts du «
Fenomeno » de 2002 le rapprochent du mythique record de Gerd
Mueller (14 buts). |
![]() Maudite Espagne. Les Ibères ont encore
échoué. Mais cette fois si près du but, dans
un quart de finale à leur portée, sur le papier du
moins. Ce sont les hôtes coréens, encore une fois surprenants,
qui endossent encore le rôle de bourreau, ce 22 juin 2002
à Gwangju. Dominateurs la majorité du match, les hommes
de José Antonio Camacho n’ont pas pu convertir leurs
occasions et c’est aux tirs au but que la partie se décide.
Joaquin, le benjamin de la formation ibère (20 ans), excellent
tout au long du match, est le quatrième tireur. Il trouve
sur sa route le portier coréen, Woon Jae Lee. Quant au capitaine
coréen Hong Myung Bo, il ne tremble pas et envoie les siens
en demi-finale. A Gwangju, la Furia Roja n’est pas celle que
l’on croit. |
![]() Qui aurait parié sur un quart de finale
Sénégal – Turquie ? Ce sont pourtant ces deux
équipes, sans doute les plus séduisantes du premier
tour, qui se retrouvent à Osaka le 22 juin 2002. Un match
plein, indécis, conclu par un but en or. Ici, deux des grands
acteurs de ces formations sont à la lutte. Henri Camara,
double buteur sénégalais en huitième de finale
contre la Suède, attaquant de Sedan (France) et Yildiray
Basturk, maître à jouer de l’équipe ottomane
et du Bayer Leverkusen, finaliste de la Ligue des Champions de l’UEFA
2002. La Turquie, grâce au but en or d’Ilhan Mansiz,
sort vainqueur de ce duel entre novices de la deuxième phase
de la Coupe du Monde de la FIFA. |