La dynastie des capétiens est la troisième dynastie en France, après les mérovingiens et les carolingiens. Ses origines remontent aux comtes de Wormsgau et Oberrheingau. Ce sont les ancêtres de Robert le Fort, comte de Tours et d'Anjou, missus dominicus nommé par Charles II le Chauve (roi des Francs de 840 à 877). Hugues Ier Capet, premier roi capétien, est issu des Robertiens (descendants de Robert le Fort). La dynastie tire son nom du surnom qu'avait Hugues Ier, Capet.
La dynastie des capétiens, qui a mis en place le caractère héréditaire de la monarchie, s'est attachée à développer le domaine royal, à moderniser l'administration et les institutions et à donner une réelle puissance au royaume de France. En effet, par une succession de mariages et de conquêtes, le domaine royal s'est agrandi : le roi de France Philippe II Auguste s'est emparé de nombreux territoires (le Maine, la Normandie, l'Anjou, l'Artois, l'Auvergne, le Berry et la Touraine) qui appartenaient à l'Angleterre, dont Jean sans Terre était le roi. Par le mariage d'Alphonse de France, frère de Louis IX (Saint Louis), avec Jeanne de Toulouse, héritière du comté de Toulouse, le comté revint au domaine royal en 1271. De même, en 1284, le mariage de Philippe IV le Bel avec Jeanne Ière de Navarre, fille héritière du roi de Navarre (sous le nom de Henri Ier) et comte de Champagne (sous le nom de Henri III) permit à la France d'obtenir la Champagne. La modernisation du pays s'appuie sur une armée régulière ainsi que sur l'augmentation des recettes fiscales. Ainsi, la féodalité (apanages, droits féodaux, vassalité, etc) a été assurée tout au long du règne des capétiens directs. Philippe II Auguste a également ordonné de paver les principales rues de Paris.
En 1328, la mort de Charles IV le Bel sans successeur mâle éteint la lignée des Capétiens directs. Dès lors, ce seront les Valois qui règneront sur la France, jusqu'en 1589.
Voir les 15 rois capétiens qui se sont succédés de 987 à 1328.